« Une fois le précieux diplôme décroché, je suis devenu avocat et j’ai tout de suite mis en application les enseignements de Pierre SIRINELLI (dont j’ai toujours les cours de l’époque dans mon bureau; comme leur auteur – qu’il soit assuré de mon respect éternel – ils n’ont presque pas vieilli…) et de son équipe. J’ai en effet le bonheur d’avoir des clients qui me confient principalement des dossiers en droit de la propriété intellectuelle et en droit des technologies de l’information qui sont deux domaines extrêmement enrichissants car ils sont à la croisée de nombreux intérêts culturels, économiques, technologiques ou politiques et car ils permettent d’engager un dialogue avec une multitude d’intervenants juristes ou non juristes, techniciens ou artistes, spécialistes de ces matières ou spécialistes d’autres disciplines juridiques avec lesquelles elles interagissent constamment. C’est précisément ce à quoi la formation dispensée dans ce qui s’appelait alors le DESS de droit de l’informatique et des nouvelles technologies nous a préparé avec cet équilibre entre intervenants universitaires et ceux issus du monde professionnel, entre enseignements juridiques de très haute qualité et enseignements techniques parfois ardus pour des étudiants dont la seule expérience des technologies de l’information était le Minitel.

Cette formation si particulière crée forcément un lien entre ceux qui l’ont suivie et je suis heureux d’être très souvent en contact avec des anciens; certains sont mes clients, d’autres sont mes confrères, beaucoup d’autres encore sont ou ont été des stagiaires ou des collaborateurs de mon cabinet et deux autres enfin sont mes associés. Depuis quelques années, je m’efforce de partager avec les nouvelles promotions mon expérience du contentieux PI/NTIC et de les sensibiliser au fait que l’on peut gagner un dossier très compromis sur le fond du droit grâce à la procédure et, à l’inverse, perdre un excellent dossier à cause d’un mauvais choix procédural. »

Julien Horn